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19 juin 2008

le manger du Mali

Et comme Aquaba est composé de trois organismes vivants, qui pour assurer leur subsistance ne cessent de se nourrir pour des raisons biologiques (s’il y a des questions sur ce sujet nous détaillerons une prochaine fois), et puisqu’on se doute bien que tout le monde frétille d’impatience à l’idée de savoir ce que nous avons ingurgité pendant notre mois au Mali, alors d’accord, c’est bon, voici le troisième volet de notre célèbre saga :

LE MANGER

En arrivant au Mali, nous avons déjà eu le plaisir de redécouvrir le couscous. Il y a le couscous arabe, alors ça on connaît (forcément). Mais il y a aussi le couscous malien, c’est de la semoule de mil avec de la sauce feuille (c’est des feuilles de haricot), ou sauce « gombo », verte et gluante. Bon je sais pas si c’est bon, mais c’est NOURRISSANT, tu en manges à peine et tu peux plus manger (et des fois c’est aussi bien comme ça). Et on nous a également offert lors d’une belle soirée du couscous au lait, vous savez c’est ce qu’on aime pas du tout, Ben a alors déclaré qu’il ne digérait pas le lait, et Gaël s’est soudain aperçu qu’il n’avait plus faim. Mathilde a tout mangé, nous sommes fiers d’elle.

Beaucoup de plats à base de riz forcément, particulièrement le RIZ AU GRAS, qu’on trouve partout. C’est vrai que le nom n’est pas très vendeur pour des français en voyage (exemple : il est midi, la température est à 45°, l’idée de manger te file la nausée, mais ton corps se sent faible, tu t’assieds à une table dans un petit resto, et on te propose joyeusement un RIZ AU GRAS… pas très vendeur). En fait c’est juste une sorte de rizotto.

Bon, selon moi nous ne sommes pas des voyageurs de la petite semaine, ou des gros fanatiques des sociétés de consommation occidentales. Toujours est-il qu’en arrivant à Bamako, nous avions une idée fixe en tête : trouver un macdo, c’est la capitale quand même, ça reste envisageable. Et bien apparemment il n’y a pas de fast food américain en Afrique subsaharienne, c’est sûrement une bonne chose, mais quand on passe par des phases de saturation de gastronomie malienne (riz sauce tomate riz sauce arachide riz riz riz), on prie pour que l’hégémonie américaine soit effective.

Puisqu’on en parle, on a quand même fini par trouver un mac donald, au Burkina, mais c’était un faux.

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On a également goûté la banane alocoh, ou banane plantain. C’est des morceaux de banane fris, c’est plutôt bon (voire délicieux), mais depuis que Mathilde a fait une indigestion (en choppant une salmonelle) par le biais du plat susnommé, la simple évocation de ce met la rend malade (et c’est pas des bagues).

Nous avons également goûté le phaco (pardon, phacochère… vous comprenez quand on est branché on dit phaco).

Pas mal de spaghetti aussi, on peut en acheter dans des sacs plastiques à des stands dans la rue. Des beignets aussi, des trucs comme ça.

Et des mangues, partout, beaucoup, pas chères. Elles sont bonnes, mais on essaie de pas en abuser (pour ne pas trop précipiter la digestion).

Et dans le pays dogon, les vieux sont apparemment des FANATIQUES des noix de cola. Une noix de cola c’est très joli, rose/rouge, mais on n’a pas trouvé ça bon du tout. Il faut croire que ce n’est pas de l’avis de tout le monde, car on nous a très chaudement recommandé d’en prendre un ou deux kilo (voire plus) pour notre petite excursion dans les villages dogon, pour les distribuer à qui voudrait. Et c’est vrai que souvent c’est la première chose que nous demandait les vieux qu’on rencontrait (après salutations d’usage bien sûr). Elles sont importées, de Côte d’Ivoire ou autre. Ça nous a laissé une drôle d’impression ces noix de cola.

Pour la boisson, déception côté bière, on a pas vraiment trouvé de bière malienne. On trouve partout des Flag et des Castel, mais c’est les bières de l’Afrique de l’Ouest en général.

D’ailleurs on s’est rendu compte que la simple vue d’un panneau jaune Flag en plein cagnard donne immédiatement envie de consommer. Ça marche aussi pour Coca, qui eux sont vraiment partout, et ici plus qu’ailleurs ne lésinent pas sur la pub. Ben a récemment décider de tenter une semaine sans coca, pour voir s’il était devenu totalement dépendant ou s’il lui restait une petite chance.

Après il y a la bière de mil, le dolo, produit et vendu de manière artisanale, souvent dans les quartiers cathos. C’est tiède.

Ah j’oubliais : la mayo. Les maliens adorent la mayonnaise, particulièrement en début de journée. Ainsi il n’est pas rare que le pot de mayo format famille nombreuse fasse partie du nécessaire à petit déjeuner, permettant de se faire de gigantesques tartines. Il faut avouer qu’on a pas encore accroché pour l’instant.

Après lecture de cet article, vous pourriez croire que nous souffrons de malnutrition. C’est faux, j’en rajoute un peu forcément, on se régale souvent. Certes nous avons tous perdu du poids (atteignant probablement des records historiques pour chacun d’entre nous), mais c’est aussi dû à la chaleur et au voyage.

Posté par aquaba_jeunes à 21:13 - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

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